Au programme de LAC 2017 : Littérature et cinéma

Les Rencontres « Littérature au Centre », organisées par l’association « Littérature au Centre d’Auvergne » sont portées par l’Université Clermont Auvergne, le Service Université Culture, le CELIS (Centre d’études et de recherches sur les littératures et la sociopoétique) et leurs partenaires (Maison des Écrivains et de la Littérature, DRAC Auvergne Rhône Alpes, Ville de Clermont, Conseil départemental etc.). Elles fédèrent dans la Cité, sous la bannière de la littérature, des écrivains, des universitaires, des critiques littéraires, des éditeurs, des artistes, des libraires… Elles sont adossées à la recherche universitaire contemporaine en littérature, impliquant tout particulièrement les élèves, étudiants, professeurs de la maternelle à l’université, bibliothécaires, journalistes, professionnels désireux de partager par la lecture une réflexion sur la littérature et le monde. Elles entendent diffuser un savoir et un plaisir de lire à un public très large hors les murs universitaires.

« Littérature et Cinéma »

Après « Littérature et Musique » (2015) puis « Littérature et Cuisines » (2016), les rencontres « Littérature au Centre » se consacrent pour l’année 2017 à « Littérature et Cinéma ». Il s’agira d’envisager le rapport entre l’écriture et le cinéma en fonction des perspectives les plus variées possibles :
· La citation de films dans des récits.
· L’utilisation en littérature des techniques du cinéma (construction, montage…). En quoi une écriture peut-elle être « cinématographique » ?
· L’adaptation d’oeuvres littéraires au cinéma.
· La transposition de films ou personnages de films en littérature ( ?)
· Les écrivains réalisateurs.
· Les ciné-théâtres (utilisation de films dans les mises en scène d’oeuvres littéraires, ou dans la création théâtrale).
· Les liens entre cinéma et poétique, l’intégration de la poésie au cinéma, l’existence d’un cinéma poétique.
· Les cinéastes poètes ou l’inverse.
· Les films autour de la poésie ou de personnages de poètes.
· Les poètes travaillant le cinéma comme matière poétique.
· Les relations entre l’écriture documentaire en littérature et au cinéma, l’usage du témoignage et de la fiction dans
les deux arts, les relations entretenues avec les sciences humaines et sociales.
· Le cinéma et la littérature dans la cité…

Les rencontres comporteront comme les années précédentes

Des tables rondes avec les écrivains (9 écrivains ont déjà donné leur accord)
– Christophe Honoré
– Tanguy Viel
– Olivia Rosenthal
– Maylis de Kerangal
– Didier Blonde
– François Begaudeau
– Eric Vuillard
– Christine Montalbetti
– Philippe Claudel
D’autres encore seront sollicités, parmi lesquels des écrivains allemands, espagnols…
· Des débats et tables rondes avec des spécialistes universitaires.
· Des projections de films, des lectures, des moments musicaux, des séances de dédicaces…. Les cinémas chinois,
égyptien, espagnol, lusophone, allemand, seront mis à l’honneur dans des focus, avec la complicité des festivals, des cinéclubs, des salles art et essai…
· Et encore peut-être de nouvelles formes pour vous surprendre….

Les manifestations se dérouleront à Clermont-Ferrand

À la chapelle des Cordeliers principalement mais aussi dans les médiathèques et maisons de quartier, dans les lycées de Clermont-Ferrand ou Chamalières, à l’ESPE (École Supérieure du Professorat et de l’Éducation), à la MSH (Maison des Sciences de l’Homme).
· Il y aura aussi des manifestations en amont, ou en résonance : à Busséol, et dans d’autres communes désireuses d’être partenaires.

Les manifestations seront adossées à des librairies éphémères coordonnées par le réseau des Libraires Indépendants en Auvergne (LIRA).

Assemblée générale de l’Association Littérature au Centre

L’Assemblée générale de LAC d’Auvergne aura lieu :

Lundi 20 juin 2016 à 17h (salle 220 – 2ème étage)

Maison des Sciences de l’Homme, 4 rue Ledru

Pour 2017, le thème retenu est « Littérature et cinéma ». Ces journées devraient se dérouler du 30 mars au 2 avril 2017.

Ordre du jour :

  • Bilan des rencontres 2016
  • Rapport moral et financier
  • Projets pour 2017

Télécharger le bulletin d’adhésion LAC

 

 

Disparition de Maguy Pothier

C’est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition de Maguy Pothier; elle a contribué jusqu’à ses dernières semaines à l’organisation de la manifestation « littérature au centre »; nous conservons d’elle l’image d’une collègue et amie, très engagée pour la littérature, très efficace au service du groupe. Nous adressons à son entourage nos vives condoléances.

Ma nuit chez Maud@home-1 - copie

Maguy Pothier apparaît ici aux côtés de Marie-Christine Barrault et Jean-Louis Trintignant sur le tournage du film Ma nuit chez Maud d’Eric Rohmer.
© FFD, Les Films de la Pléiade, Les films des deux mondes, les Films du Carosse, Les Films du Losange, Les Productions de la Guéville, Renn Productions, Simar Films, Société Française de Production (SFP), Two World Entertainment

 

 

 

 

Lancement de Terres d’Encre sur le thème Littératures et Cuisines

Le Service Université Culture, l’atelier de création littéraire contemporaine, et Littérature au Centre ont le plaisir de vous inviter au lancement de Terres d’Encres n°19 sur le thème Littératures et Cuisines, en présence de Arno Bertina, avec la participation de Lectures à la carte, jeudi 12 mai à 18 heure, DRAC Auvergne Rhône Alpes – Hôtel de Chazerat, 4 rue Pascal, Clermont-Ferrand.

Terres d'encres

Une bonne nouvelle pour notre Présidente d’honneur…

Le prix Goncourt de la nouvelle a été remis, lundi 9 mai chez Drouant, à Marie-Hélène HistoiresLafonLafon pour son recueil Histoires, paru chez Buchet-Chastel le 8 octobre. Elle était en compétition aux côtés de Gérard Oberlé (Bonnes nouvelles de Chassignet, Grasset), Erwan Desplanques (Une chance unique, L’Olivier) et Francois Emmanuel (33 chambres d’amour, Seuil), et succède à Patrice Franceschi, lauréat 2015 du Goncourt de la nouvelle.

 

 

Vidéo Mollat.com
Marie-Hélène Lafon présente Histoires.

Quand l’homme fait la bête

Sur France Culture, dans son émission On ne parle pas la bouche pleine du 27 mars 2016, Alain Kruger interviewait Joy Sorman sur sa relation à l’aliment, en écho aux rencontres Littératures et Cuisines.

Comme-une-bete-Gallimard

« Joy Sorman, après s’être mise dans la peau d’un boucher, revêtue de sa peau d’ours, évoque son désir et son goût pour la chair de la bête. Notre rapport bestial à l’animal. »

Écouter l’émission sur France Culture.

 

Le témoignage de Mohamed Kacimi sur les rencontres LAC 2016

Juste après son intervention à Clermont dans le cadre des rencontres LAC, Mohamed Kacimi a posté le message suivant sur son compte facebook. Il y évoque le plaisir de ces rencontres « roboratives, comme la cuisine auvergnate » dans une ville qu’il retrouve avec « gaité de cœur ». Un précieux témoignage sur la littérature que nous publions intégralement ici avec son autorisation.

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Crédit photo : Francesco Gattini

QUE PEUT LA LITTÉRATURE ?

Je n’aime pas les rencontres d’écrivains. Je hais les signatures. Je ne mets jamais les pieds au Salon du livre où les écrivains jouent le même rôle que les vaches au salon de l’agriculture. Je n’investis la littérature d’aucune vertu et ne prête à l’écriture aucun mystère, et encore moins une mystique. Écrire est, à mes yeux, un geste artisanal que rien ne distingue du geste du plombier qui débouche une bonde, du cordonnier qui recolle une semelle, ou de la cuisinière qui épluche une gousse d’ail.
J’irais plus loin, la littérature ne peut rien, elle est essentielle car elle est inutile. Elle est irremplaçable car elle est superflue. Elle ne transforme ni le réel, ni les hommes. Au mieux, elle change l’humeur d’un ou de quelques lecteurs, fait rire ou pleurer deux pelés et trois tondus dans une salle de théâtre. Et c’est là son miracle. Être essentielle au dérisoire. Superfétatoire pour le vrai.
Après les journées d’apocalypse vécues à Bruxelles, je me suis rendu à Clermont-Ferrand à l’invitation de mon amie, Catherine Milkovitch-Rioux pour participer à un colloque sur « Littérature et cuisine », organisé par Littérature au centre d’Auvergne.
Je sais que la ville a mauvaise presse chez les parisiens. Elle a le malheur géographique de se situer en dehors du Lubéron.
Mais moi, j’ai une tendresse particulière pour cette cité volcanique qui m’a accueilli pour ma première création théâtrale « 1962 ». J’y ai passé des mois pour la création du spectacle au « Petit Vélo », rue Fontgiève. Théâtre alors volcanique, je dirais même sismique, animé par l’inénarrable Philippe Grand.
J’ai raconté dans l’une de mes chroniques, le talent de magicien et de pédagogue de Philippe. Avec ses 1 mètre 90, et ses grands yeux noirs allumés comme des feux de Bengale, il déboulait dans n’importe quel bahut d’Auvergne au moment de la récréation et criait avec sa voix de stentor :
– Ceux qui ne me suivent pas au théâtre sont des tapettes et des trous de balle.
En un clin d’œil il remplissait un bus d’ados prêts à se taper, sans moufeter, du Kerman ou du Jean-Yves Picq.
Dire que je me suis tapé tout Freinet pour rien
C’est de gaîté de cœur que j’ai retrouvé Clermont. Nous devions durant deux journées pleines rencontrer des étudiants et des lycéens, leur parler de notre métier et de notre vision du monde. Ces rencontres roboratives, comme la cuisine auvergnate, ont eu lieu avec un public jeune attentif et averti.
Là, on mesure la chance d’être en Province. Alors que dans la Banlieue parisienne on ne peut pas lire deux vers de poésie à une classe sans appeler à l’aide le Raid ou le GIGN, ici on peut lire l’intégrale d’Aragon à quatre ou cinq classes réunies, sans entendre une quinte de toux, ou un soupir. D’où la poésie de Clermont.
Là j’ai fait la connaissance de deux écrivaines, formidables, Liliane Giraudon et Marie Rouanet. Interrogés par la sémillante Dalie, nous avons parlé de nos goûts culinaires. Liliane, auteure d’une œuvre considérable, a évoqué avec humour l’érotisme insoupçonné de l’ail, Marie, du haut de ses 80 ballets, frêle comme un pistil, a parlé de sa passion pour sa terre, le Rouergue, avant de surprendre plus d’un en évoquant devant des ados éberlués « l’infinie douceur du gland masculin ». Pour ceux que le sujet intéresse je conseille son ouvrage « Du côté des hommes », Albin Michel, 2001, où elle dresse un blason du corps masculin. De mon côté, j’ai parlé de mon plat préféré, le gigot de sept heures, qu’accompagne obligatoirement et religieusement un Saint Estèphe.
Là, je mesure parfois à quelle point la littérature m’est essentielle quand elle me fait rencontrer ces êtres si avides de parole qui me font oublier, le temps d’une rencontre, le brouhaha de Dieu.
Mais le mot de la fin revient au maire de Chamalières, Louis Giscard d’Estaing qui, dans son discours d’accueil, m’a donné du : Mohamed Kacimini…!
Je fais pourtant 1m 85. Je savais que les Giscard voyaient grand mais pas à ce point.

Mohamed Kacimi
Clermont 30 mars 2016

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Les vidéos des rencontres LAC 2016

P’tit déj Enfants des écoles, « indigestion et gestation » avec Fabienne Cinquin (illustratrice), l’ESPÉ et l’école Jean de La Fontaine, mercredi 30 mars 2016


Les auteurs font leur marché, un cocktail culturel proposé par Arno Bertina et Liliane Giraudon (15h), puis Mohamed Kacimi et Marie Rouanet (16h), au fil des collections de la médiathèque de Croix de Neyrat, mercredi 30 mars 2016

Rencontres avec Mohammed Kacimi et Marie Rouannet, mercredi 30 mars 2016

Concert de rock-slam par double hapax, mercredi 30 mars 2016

La grande tablée, dîner gastronomique en poésie au restaurant Alfred, chez le chef Alain Roussingue, Toque d’Auvergne avec le poète et comédien Christophe Galland et la Semaine de la Poésie en présence des auteurs Arno Bertina, Paul Fournel, Liliane Giraudon, Mohamed Kacimi et Marie Rouanet, mercredi 30 mars 2016

« Mots et ripailles », atelier Slam avec Jérôme Cabot (Université d’Albi, créateur de Double Hapax) jeudi 31 mars 2016

Petit déj international les Suds, vendredi 1er avril 2016

Formations en atelier à l’ESPé, vendredi 1er avril 2016

Le grand débat gastronomique : Dialogue entre l’historien de la culture Pascal Ory (université Paris 1) et le philosophe Pascal Taranto (université d’Aix-Marseille, CEPERC) animé par Sylviane Coyault (université Blaise Pascal, CELIS, Présidente de LAC), vendredi 1er avril 2016

Lectures par Marie-Hélène Lafon, Présidente d’honneur de LAC, vendredi 1er avril 2016

Soirée spectacle : lectures de la compagnie Lectures à la carte / musique de Cordofonic, vendredi 1er avril 2016

L’humour passe à table, apéritif dégustation caves de Saint Verny, avec les auteurs Luc Lang (« A propos de Mother et Mille six cents ventres ») et Jean-Paul Manganaro (« L’écriture de Cul in air »), animé par Jean Kaempfer (université de Lausanne), samedi 2 avril 2016

Rencontres avec les auteures Maryline Desbiolles et Ryoko Sekiguchi, animée par Johan Faerber (essayiste, critique littéraire), samedi 2 avril 2016

« Repas de famille », soirée de clôture avec Annie Ernaux (auteure) et Dominique Viart (université Paris 10 Nanterre, Observatoire des littératures françaises et francophones contemporaines), samedi 2 avril 2016

La cuisine de la pensée, la pensée de la cuisine par les guêpes rouges.

Parlons la bouche pleine. Brunch Littérature et cuisine. Avec les écrivains et universitaires : Michèle Barrière, Maryline Desbiolles, Annie Ernaux, Johan Faerber, Marie-Hélène Lafon, Luc Lang, Jean-Paul Manganaro, Nathalie Peyrebonne, Pierre Popovic, Alain Schaffner, Ryoko Sekiguchi, Dominique Viart.
Et des chefs cuisiniers, dont Alain Roussingue (restaurant Alfred, Toque d’Auvergne), Arkadiusz Zuchmanski (Apicius), et le pâtissier Patrick Munch ! dimanche 3 avril 2015